Faut-il demander l’asile politique à la Belgique ?

Sixième billet, suite et fin, des interrogations de Gérard Alle. 

Les « intellectuels » garants du dogme républicain, dans la lignée des Finkielkraut, Fourest et compagnie, se fendent maintenant d’une théorie censée combattre le prétendu complot de ceux qui voudraient « déconstruire l’Etat-Nation ». Je dois faire partie, à un titre ou un autre, de tous ces salauds « postmodernes », campés (sic) par leur pote, un certain Shmuel Trigano, auteur de La nouvelle idéologie dominante. Celui-ci, sociologue et philosophe ubuesque, prétend que c’est en fait ceux qu’on prend pour les dominés qui sont les véritables dominants. Voici donc sa liste des gens à combattre : critiques du côté obscur des Lumières, adeptes de la théorie du genre, favorables à la « fin des territoires », défenseurs des minorités et des différences (ce qui mènerait d’après lui à une exclusion mutuelle), tenants de la démocratie participative (donc ennemis naturels de la démocratie réelle), pourfendeurs de l’esclavage et de la colonisation, dénonciateurs des crimes et génocides des Etats-Nations, amoureux de l’altérité, culpabilisateurs de l’Occident, prêtres de l’écologie, cette nouvelle religion…

Bande de tarés, vous êtes prévenus : vous faites partie d’un attelage conduisant au chaos et au totalitarisme. Si en plus vous vous affichez contre la dissuasion nucléaire et dans l’opposition à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, autant dire réfractaires au progrès, vous devez être éliminés de la surface de la Terre.

Les bras m’en tombent. La France ne changera donc jamais. Depuis le temps, je devrais le savoir. Maintenant, les plus fervents défenseurs de l’Etat-Nation accusent de totalitarisme ceux qui cherchent à faire évoluer le modèle moteur d’un XXème siècle qui fut – faut-il encore le rappeler ? – le plus sanguinaire de l’histoire de l’humanité. Cette crispation, ce refus de toute remise en question, cette parano semblent justifier la mise en place de cet Etat policier qui s’installe peu à peu. Avec l’agrément des citoyens que les médias aux ordres travaillent au trouillomètre. Ça pue !

Alors que faire ? Ceux qui ne supportent plus cette ambiance pourrie – y compris les juifs qui ne peuvent pas sacquer Netanyahou – pourraient demander asile à la Belgique, par exemple. Il paraît que des milliers de handicapés français, lassés eux aussi les discriminations dont ils sont victimes, notamment pour trouver un logement, l’ont déjà fait. Au moins, là-bas, personne ne se prend pour le nombril du monde…

Gérard  Alle 

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